La santé et l’hygiène menstruelles en Afrique de l’ouest et centrale…

On en parle ?

Symposium virtuel du 25 au 27 mai 2021

Rapports Symposium sur la Santé et l’hygiène menstruelles

De quoi parle t’on ?

La gestion et hygiène menstruelles (GHM) met l’accent sur les pratiques d’hygiène utilisées par les filles. La santé et l’hygiène menstruelles englobent de manière plus large l’ensemble des facteurs sanitaires, psychologiques, sociopolitiques et environnementaux liés aux menstruations.

Ces facteurs systématiques ont été résumés par l’UNESCO comme suit : connaissances exactes et opportunes ; matériels disponibles, sûrs et abordables ; professionnels informés et à l’aise ; orientation et accès aux services de santé ; installations sanitaires et de lavage ; normes sociales positives ; élimination sûre et hygiénique ; et plaidoyer et politiques.

L’accès des femmes et des filles à la santé et hygiène menstruelles est essentiel à la réalisation des ODD et l’agenda 2063 de l’Union Africaine « The Africa We Want ».

Un simple fait biologique transformé en un obstacle à l’égalité des sexes et à l’épanouissement des filles

Presque chaque femme et chaque fille (de la ménarche à la ménopause) aura ses règles en moyenne tous les 28 jours pendant environ 5 jours durant en moyenne 36 ans. Les menstruations commencent entre 10 et 16 ans (dans certains cas exceptionnels à partir de 7- 8 ans) et se terminent en moyenne autour de 50 ans.  Au cours de leur vie, entre la puberté et la ménopause, les filles et les femmes ont en moyenne leurs menstruations pendant environ 3 000 jours.

Pour autant, les femmes et les filles peuvent se voir privées de certains droits humains fondamentaux, y compris ceux relatifs à l’éducation, au travail et à la santé, ce qui transforme un simple fait biologique en un obstacle à l’égalité des sexes.

Si les menstruations sont un processus biologique, dans de nombreux pays, elles sont considérées comme un tabou. A défaut d’information, de protection et d’hygiène, le bien-être et la santé des femmes sont parfois mis en péril.

Les menstruations, phénomène naturel, reste pour autant un sujet tabou qui entrave toute la vie des jeunes filles et des femmes

Entrave de l’accès à l’information :

En Afrique l’Ouest et du Centre, un grand nombre de filles et de femmes n’ont pas accès à des informations appropriées, à des installations sanitaires adéquates et à des produits de santé menstruels accessibles, confortables, pratiques, abordables et sûrs à utiliser. Cette situation est d’autant plus aggravée pour les jeunes filles et femmes vivant dans la précarité, dans des zones reculées, isolées et/ou ayant été déplacées ou touchées par des situations d’urgence.

Faute d’information, la ménarche, première expérience décisive, est souvent un RDV manqué avec de lourdes implications

Les premières règles sont pour la plupart des filles une expérience difficile, voire traumatisante. Cette situation est due principalement au manque de connaissances sur les règles ; faute d’informations, elles ne sont préparées ni psychologiquement ni matériellement à l’arrivée de leurs menstruations. Les jeunes filles ne disposent pas d’absorbants ce qui peut engendrer des pratiques inappropriées (usage des matériels de protection inadéquats) ; Faute d’information et de protection, les jeunes filles peuvent vivre ce premier épisode de leur vie comme un traumatisme (vêtements tachés et moqueries des camarades de classe).

Entrave aux libertés et la scolarisation :

Dans beaucoup de sociétés dans l’Afrique de l’Ouest et du Centre, les règles sont l’objet de perceptions socio-culturelles négatives, associées à l’impureté ou à la saleté. De nombreux interdits, sociaux ou religieux limitent l’accès des femmes à certaines activités ou lieux (isolement, restrictions alimentaires ou d’activités, ou participation à la prière, par exemple).

Cela entrave les activités quotidiennes des filles et des femmes, conduit à la stigmatisation et à la discrimination, les isole de leurs amis et des communautés locales, augmente le risque d’absentéisme et d’abandon scolaire

Le manque d’infrastructures pour l’hygiène menstruelle des filles forge les mauvaises pratiques et contribue à l’absentéisme scolaire.

Les infrastructures sanitaires adéquates c’est-à-dire propres, respectant l’intimité et sécurisées, sont essentielles pour une meilleure gestion de l’hygiène menstruelle des filles. L’indisponibilité d’infrastructures adaptées, tant à la maison qu’à l’école, expliquent certaines mauvaises pratiques en matière d’hygiène menstruelle. Dans certains cas, les femmes et filles n’ont aucun accès aux protections hygiéniques. Elles peuvent avoir recours à l’utilisation de chiffons, de feuilles, de papier journal ou d’autres matériaux de fortune pour absorber le sang menstruel. Elles peuvent aussi avoir des fuites de sang, ce qui provoque honte et gêne. Les jeunes filles dans l’impossibilité de changer d’absorbant à l’école faute d’installation sanitaire adéquate (manque d’intimité) ou d’insalubrité ou insuffisamment sécurisés s’absentent pendant une partie de la journée scolaire ou toute la période de leur menstruation.

Les produits d’hygiène menstruelle sont des produits de première nécessité.

A savoir

%

de la population d’Afrique de l’Ouest et Centrale a moins de 24 ans

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des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans

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des filles ont déjà eu des rapports sexuels

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sans utiliser de méthodes contraceptives

Un symposium

  • Une conférence virtuelle organisée à l’occasion de la Journée internationale de la fille 2020 (IDG 2020, 11 octobre) le 12 octobre de 11h à 13h GMT. Le thème de cette année pour IDG2020, « Ma voix, l’égalité pour notre avenir», sera axé sur la ré-imagination d’un monde façonné par la voix, la vision et les solutions des adolescentes.
  • Un symposium de 2 jours, qui aura lieu en mai 2021, à l’occasion de la journée internationale de la SHM. Ce symposium en présentiel (sous réserve de la situation sanitaire) réunira les différentes acteur.rice.s sur la SHM au niveau régional afin d’identifier collectivement les moyens de renforcer la programmation et la promotion de la SHM dans la région.

Les partenaires

Je partage l’appel- #SoyonsReglos

Inégalité et injustice : bien que naturel, les menstruations exposent les filles et les femmes à un nombre élevé de risques et mettent en péril nombreux de leurs droits fondamentaux, universellement reconnus. 

RELAYONS LE MESSAGE : #SoyonsReglos 

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